En cette fin de mois d’octobre, deux membres courageux de GeekInfo sont allés, badges autour du cou, au salon du jeu vidéo à Paris. 

Mercredi 30 octobre
8h30, les foules s’amassent devant l’entrée du salon. Les fans de Call of Duty Ghosts sont là depuis déjà plusieurs heures, dans le but de repartir avec leurs packs collector. Nous cherchons désespérément l’entrée presse du salon : sans résultats. Avec d’autres journalistes dans le besoin, nous nous dirigeons alors vers la tente presse dehors, dans le but de récupérer des portes badge et de demander la direction de l’entrée. On nous envoie alors vers l’entrée des exposants, où nous nous faisons recalés plus d’une fois. Panique. 8h50, plus que dix minutes avant que les joueurs impatients soient relachés et les portes ouvertes. Les portes sont barricadées ; des gens tentent de passer en force. C’est la débandade. Pendant ce temps, nous ne trouvons toujours pas l’entrée. C’est donc par nous meme que nous tentons alors de faire le tour du hall pour enfin trouver l’entrée presse tant recherchée. Premier point noir de cette édition : un manque total d’organisation et de personnel qualifié.
9h00, nous sommes entrés. Le salon est calme ; nous allons donc au stand Sony afin de mettre la main sur la tant attendue PS4. Pas beaucoup de monde, étonnant. Quelques minutes plus tard, la file commence à s’agrandir.

Après un temps d’attente d’une quinzaine de minutes, nous avons pu approcher la PS4 et les jeux proposés, voici ce que l’on en a pensé…

De mon côté, j’ai pu tester Lego Marvel Superheroes, vous vous doutez bien que ce n’est pasce jeu qui m’a permis de tester les capacités de la console. Néanmoins, le jeu : la petite démo à laquelle j’ai pu jouer nous faisait incarner Iron Man, Hulk et Spiderman. J’ai pu jouer en coop avec un membre du staff Sony ; et c’était sympa ! Reprenant la mécanique des jeux LEGO précédents (la liste est longue…), cet opus utilise bien les pouvoirs des super héros pour résoudre les puzzles du jeu. De ce que j’ai pu voir, le jeu a l’air vraiment sympa et reste sur la recette des jeux précédents, et ça marche !
Cette première approche de la console me permet de vous parler un peu de la manette. La manette de la PS4 ressemble peu aux dualshock 2 et 3 : elle est déjà plus grande et large (l’écran explique ceci). La prise est moyenne ; je préfère largement les précédentes manettes Sony ! Question configuration générale, c’est la même. A part les boutons Start et Select qui ont disparu en faveur (?) des boutons Share et Options.
Après ça, j’ai rejoint Alex qui jouait au prochain Killzone Shadow Fall, étant néophytes à cette saga, on ne peut pas dire grand chose. En revanche, les graphismes ; décevants ! Ils ressemblaient au mieux à un Crysis 3 sur Xbox 360…  Nous avons également pu approcher Assassin’s Creed IV Black Flag, voici l’avis d’Alex :

« Nouvel opus, nouveau personnage, nouveau cadre, voici ce que l’on peut dire de ce 4ème volet de la saga Assassin’s Creed. L’histoire sedéroule au XVIIIe siècle où l’on incarne Edward Kenway, pirate entraîné par les Assassins, qui va devoir affronter les Templiers en plein cœur des Caraïbes. Ce nouveau jeu possède l’atout d’une grande map. Le joueur pourra arpenter pas moins de 75 îles où il devra se battre pour gagner la confiance des habitants. Dans ces 75 iles, 3 grandes villes : Nassau, La Havane, et Kingston. Le jeu reprend le même concept que Assassin’s Creed III :  à savoir une grande importance à la partie navale. La grande innovation est le temps de chargement qui n’existe plus. Pas besoin d’attendre 107 ans pour passer d’un milieu à un autre. Cela est dû en partie aux nouveautés qu’offrent les PS4 et Xbox One. Assassin’s Creed IV : Black Flag fait aussi partie de ces premiers jeux qui n’ont pas cherché les performances maximales des consoles next-gen malgré un visuel rendu plutôt plaisant mais rien de bien faramineux quand on compare les graphismes avec ceux de la PS3… »

 

En effet, le rendu visuel que l’on a pu voir sur PS4 n’est pas différent de ce qu’on verrait sur PS3.
J’ai pu quant à moi approcher Dying Light, un survival horror qui a su faire parler de lui. Je n’ai pu jouer que le temps d’une brève démo. Jeu à la première personne, vous êtes armé d’une machette et vous vous baladez dans un open-world bourré de morts-vivants. De ce que j’en ai vu, c’est un jeu à ne pas perdre de vue. Le jeu se base sur le free running ; en effet, il faut courir, et mieux vaut courir vite. Quand on pense à une survival horror en open-world, on a tout de suite envie de le comparer au Dead Rising 3 qui va sortir sur Xbox One, mais il n’en n’est rien. Le style de jeu est complètement différent, Dying Light s’inscrit alors plus dans une ambiance sérieuse et sombre façon Resident Evil.

Et c’est avec une belle transition que je vais maintenant vous parler du Dead Rising 3 dont nous avons vu une présentation assez fun. Le jeu est en total open-world ; aucun temps de chargement. Les capacités de crafts d’objets et de véhicules est illimité ; vous pouvez vraiment faire ce que bon vous semble (ça va même jusqu’au sabre laser !) afin de découper, brûler, ou massacrer des hordes de zombies !
Le capteur kinect est également de la partie, et a une utilisation intéressante : si vous parlez, ou que votre maman entre dans la pièce pour vous demander de faire la vaisselle, vous risquez d’attirer les zombies vers vous ! C’est donc une façon intéressante de rendre le jeu plus immersif.
Dead Rising 3 s’annonce alors comme un jeu très fun, et exclusif à la Xbox One !

Alex a également mis la main sur plusieurs jeux de simulation comme WRC 4 ou encore Gran Turismo 6, voici donc ce qu’il en a pensé :

« Le dernier opus de Gran Turismo 6 semble bien parti pour connaître le même succès que son prédécesseur. C’est avec une joie que l’on découvre l’apport de nouveau circuit comme Barthurst ou encore Silverstone (que l’on pouvait tester sur le stand Gran Turismo). L’amélioration de la simulation de conduite, se rapproche de plus en plus de la réalité, ce jeu est un pur bijou quand il s’agit de jouer avec volant et pédales où l’on ressent plus les « nouveautés » apportés par cette opus. On note aussi l’arrivée de nouveaux bolides de la catégorie GT. Malheureusement, le point négatif de ce jeu est le son qui est encore trop superficiel et qui s’éloigne de la réalité. Par bonheur, les créateurs ont annoncé un « patch » son qui sera disponible sur le PSN.
[A propos de WRC 4] Sorti il y a 6 jours, le dernier opus de la saga WRC entreprise par Milestone déçoit. Les créateurs milanais avaient annoncé aux fans d’importantes innovations par rapport àWRC 3… Nous les cherchons toujours… Aucune amélioration n’a été faite sur les parcours, mêmes graphismes, parcours similaires de rallye en rallye. Les seuls changements ont été effectués au niveau de l’interface du jeu et … des voitures actualisés à la saison 2013 (bien évidemment). Une fois de plus les joueurs pourront rouler dans différentes catégories qui composent le WRC (WRC, WRC2, WRC3, S2000) ainsi que des voitures plus anciennes qui resteront à jamais gravés dans l’histoire de ce championnat. Pour résumer ce jeu, on peut dire que ce jeu s’apparente plus à une mise à jour qu’à une innovation. »

Nous avons eu l’occasion de mettre la main sur Mario Kart 8, prochain épisode de la saga fortement attendu par les fans sur WiiU ! Alex m’a d’ailleurs mis une bonne raclée…

« L’un des jeux qui devraient faire booster les ventes de la Wii U. C’est un nouveau un petit bijou que nous a pondu Nintendo en reprenant les bases établies dans Mario Kart 7. Au programme de ce jeu, de nouveaux circuits dont l’un ayant pour cadre les USA revisités à la sauce Mario. Le nouveau kart « aéro-glisseur » fait son apparition et vient s’ajouter aux karts traditionnels et aux motos qui refont leur apparition dans ce jeu. Les parapentes et hélices sous l’eau ont été conservés. On remarque aucun ajout de nouveaux personnages (du moins, d’après la démo…).Le seul petit bémol de Mario Kart 8 est la jouabilité. On constate que joueurs jouant avec le « pad » auront un net avantage sur les joueurs utilisant la Wiimote et le nunchuk. En revanche, c’est un régal de jouer avec le « pad » qui offre lui aussi 2 modes de conduites : l’un où l’on tourne le pad pour s’orienter, et l’autre avec les joysticks. Pour ceux qui ont eu l’occasion de jouer sur Mario Kart 7 sur 3Ds, la transition avec la Wii U se fera sans problème car le dérapages reste l’une des techniques maîtresse pour décrocher la victoire. »


Le vendredi matin, Alex a également pu tester la nouvelle console de Microsoft ; la Xbox One ainsi qu’une de ses nombreuses exclusivités : Forza 5 ! Voici son avis :

« La dernière création de Microsoft prévue le 22 novembre prochain affiche pour le moment de belle prouesse mais difficile de juger de son vrai potentiel. La plupart des premiers jeux que nous avons pu tester comme Dead Rising 3 ou Forza 5, n’ont pas vraiment poussé les graphismes qui se rapprochent plus de la PS3 actuelle que ceux annoncés par le géant américain lors de la présentation de la console en mai dernier. Concernant la prise en main, moi jouant à la base sur PS3, elle s’effectue rapidement. La manette est plus légère, plus petite (qui peut être un désavantage pour les personnes ayant de gros doigts).Les temps de chargements peuvent varier en fonction des jeux. On note tout de même les premières évolutions de l’interface du jeu qui risque de se réduire au fil des mois. En effet, le mode multi-joueur sera intégré dans l’aventure (cf : Watch Dogs, Dead Rising 3, Assassin’s Creed IV). Le joueur pourra décider (dans un menu d’options) d’activer ce mode. Nous ne savons pas encore ce que valent les autres options de la console mais une chose est sure, il faudra patienter pour voir l’effet de la « Révolution » du jeu-vidéo.
[A propos de Forza 5]  Difficile de pouvoir émettre un avis sur le jeu. En effet, après de longues minutes d’attente, nous avons pu tester, le temps d’un tour, le jeu de course exclusif de la Xbox One. Le bilan est plutôt mitigé sur ce que l’on a pu essayer. Le niveau des graphismes a bien évolué avec des reproductions plus détaillés des circuits et des voitures. On note aussi l’animation autour du circuit avec les spectateurs et les commissaires de piste. Malheureusement le réalisme s’arrête là. Car le bruit des moteurs n’est pas du tout réaliste. Je fonde cette argument sur la course d’un tour que j’ai mené sur le circuit du Laguna Seca à bord d’une Audi R18 e-tron Quattro. A la base, le bruit du moteur hybride de ce bolide ne ressemble pas à celui d’un moteur thermique et s’apparente plus à un bruit d’avion de chasse. Or sur Forza 5, le son s’apparente plus au son d’un aspirateur qu’à ce prototype. Le second point négatif est le comportement des IA dans les virages. Ces derniers freinent parfois en pleine ligne droite où 500 m avant le virage, ce qui occasionne énormément d’accidents. Et une fois sorti du virage, il est difficile de les rattraper jusqu’au prochain virage. »

C’est ainsi qu’en approchant de la fin de ce compte-rendu, je vais résumer l’ensemble du salon.
Cette année, le SELL s’est donné les moyens pour la Paris Games Week ; un hall plus grand mais adéquate pour le salon (sanitaire, salle de presse), la présentation des consoles next-gen (bien que le panel des jeux proposés fut pauvre…), des tournois à l’ESCW (DOTA 2, CS,…mais pas de SC2, qui a malheureusement disparu de l’ESCW cette année, au profit des MOBAs et de par une incompatibilité des calendriers…), la PGW Kids, des tournois, etc…Mais malheureusement, les émeutes par rapport au nouveau Call of Duty Ghosts, le comportement intolérable de certains vigiles, et une mauvaise organisation, ont un peu plombé l’ambiance. Je continue à dire que la Paris Games Week est un salon plein de défauts ; on est loin de l’ambiance passionnée et solidaire de salons comme – le must – la Geekopolis ou bien même Paris Manga.

C’est donc un peu déçus que nous repartons de cette édition de la Paris Games Week, en espérant une meilleure édition..l’année prochaine ! 

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